Emmanuelle Comtesse - Psychologue Clinicienne

Victimologie et psychotraumatisme

En complément de ma formation universitaire, essentiellement centrée sur la clinique du psychotraumatisme, je me suis intéressée à celle de la victimologie, réplique en miroir de la criminologie. Cette sensibilisation a été initiée par mon expérience au centre d’accueil et de soins La Terrasse, avec des toxicomanes, dont les histoires étaient jalonnées de ruptures et de traumatismes précoces.

Evaluer les conséquences du traumatisme psychique passe par une connaissance précise de cette psychopathologie.

J’ai donc complété ma formation de psychologue par un DU de victimologie qui m’a permis de bénéficier d’un enseignement en psychotraumatologie et de travailler à l’unité de victimologie d’Aubervilliers (93). Ce lieu d’accueil reçoit des personnes victimes de préjudices divers et plus particulièrement de violences conjugales et d’agressions sexuelles.

Aujourd’hui, je travaille dans le cadre de l’association Passiflora, qui a vocation à accueillir des personnes victimes de violences intrafamiliales.

L’essentiel de notre travail consiste en une évaluation psychologique (stress, dépression, état de stress post traumatique) des victimes, à les soutenir psychologiquement, à leur apporter des conseils éclairés sur les procédures et actions à mettre en œuvre pour sortir de leur situation difficile.

Cette prise en charge nécessite de travailler en réseau à travers une coordination entre les différents intervenants sociaux, médicaux et judiciaires.

• Le psychologue formé à la clinique du psychotraumatisme

Que ce soit dans le cadre d’une association d’aide aux victimes, dans un service hospitalier, ou bien lors d’un suivi psychothérapeutique en cabinet, le psychologue intervient souvent en situation de crise, lorsque les défenses psychiques du sujet sont débordées par la quantité d’excitation qui afflue et détruit.

Il aide alors à la verbalisation de la souffrance, permettant à celui qui en est l’objet de rester le sujet de ce qui lui arrive. La douleur est en partie liée à culpabilité qu’il faut entendre comme une tentative de maîtriser la situation traumatique et de la contrôler. Elle fait ainsi partie des aménagements défensifs et a fonction de valeur structurante dans la reconstruction de la personne.

Le psychologue joue un rôle de contenant pour l’excitation trop forte, aide à la mise en mots, à la transformation de l’angoisse et de la souffrance, tout en reconnaissant la réalité et la gravité de l’événement. Ceci est important car les personnes qui ont subi un choc violent peuvent développer un traumatisme plus considérable si elles ne sont pas reconnues comme victime par leur entourage et les institutions. Il suffit parfois de quelques entretiens pour tranquilliser et aider à la diminution des cauchemars répétitifs, des phobies et des autres symptômes consécutifs au traumatisme.

S’ensuit alors tout le processus de deuil d’une réparation immédiate ou d’une guérison miraculeuse qui permettrait d’oublier définitivement l’événement. Il s’agit au contraire d’aider le sujet à trouver les moyens de donner un sens au choc subi, de faire en sorte que l’événement soit pensé et intégré de façon à ce qu’il puisse s’inscrire dans son histoire sans le détruire.

L’engagement dans un travail psychothérapeutique à plus long terme devient possible lorsque la problématique névrotique antérieure prend le pas sur les conséquences du traumatisme psychique.

• Le traumatisme psychique

Le traumatisme est une psychopathologie particulière dont le psychologue formé à la victimologie a une connaissance suffisamment précise pour en évaluer les conséquences.

Métaphore du traumatisme corporel, le traumatisme psychique résulte d’un événement soudain, quelquefois répété, qui fait effraction dans le psychisme et menace son intégrité. Freud parlait d’un « corps étranger interne » qui demeure dans l’appareil psychique comme un kyste en errance et ne trouve pas de représentations auxquelles se lier. On ne peut donc pas lui donner de sens, évoquant à son propos, son caractère «innommable», «irreprésentable».

Freud bouleverse la notion de traumatisme en établissant d’emblée l’analogie entre la névrose traumatique et l’hystérie. Car si la névrose traumatique est déterminée par une frayeur, la cause des symptômes hystériques est également un traumatisme psychique, que l’ événement déclencheur soit réel ou imaginaire. En effet, la psychanalyse ne s’attache pas à distinguer rigoureusement le fantasme de la réalité. Ceci ne veut pas dire que la réalité de l’événement traumatique est niée, mais plutôt que les fantasmes peuvent avoir un effet traumatique sur le psychisme au même titre qu’un événement réel et datable dans l’histoire du sujet.

En outre, un traumatisme en révèle toujours un autre. Cela signifie qu’un événement accidentel produit un traumatisme psychique parce qu’il entre en résonance avec un traumatisme plus ancien. C’est la raison pour laquelle un même événement n’a pas les mêmes effets sur les personnes qui le subissent et ses conséquences traumatiques ne se mesurent pas à l’aune de sa gravité.• Le traumatisme psychique

Le traumatisme est une psychopathologie particulière dont le psychologue formé à la victimologie a une connaissance suffisamment précise pour en évaluer les conséquences.

Métaphore du traumatisme corporel, le traumatisme psychique résulte d’un événement soudain, quelquefois répété, qui fait effraction dans le psychisme et menace son intégrité. Freud parlait d’un « corps étranger interne » qui demeure dans l’appareil psychique comme un kyste en errance et ne trouve pas de représentations auxquelles se lier. On ne peut donc pas lui donner de sens, évoquant à son propos, son caractère «innommable», «irreprésentable».

Freud bouleverse la notion de traumatisme en établissant d’emblée l’analogie entre la névrose traumatique et l’hystérie. Car si la névrose traumatique est déterminée par une frayeur, la cause des symptômes hystériques est également un traumatisme psychique, que l’ événement déclencheur soit réel ou imaginaire. En effet, la psychanalyse ne s’attache pas à distinguer rigoureusement le fantasme de la réalité. Ceci ne veut pas dire que la réalité de l’événement traumatique est niée, mais plutôt que les fantasmes peuvent avoir un effet traumatique sur le psychisme au même titre qu’un événement réel et datable dans l’histoire du sujet.

En outre, un traumatisme en révèle toujours un autre. Cela signifie qu’un événement accidentel produit un traumatisme psychique parce qu’il entre en résonance avec un traumatisme plus ancien. C’est la raison pour laquelle un même événement n’a pas les mêmes effets sur les personnes qui le subissent et ses conséquences traumatiques ne se mesurent pas à l’aune de sa gravité.

Psychothérapie systémique et familiale

Je suis également formée à la psychothérapie systémique et familiale.

La famille joue un rôle dans le système de soins. Ceci est d’autant plus vrai que les durées d’hospitalisations diminuent et que les places en institution se font rares.

Cette approche thérapeutique s’intéresse à la famille en demande d’écoute et de soutien et aux individus qui la composent. Elle tient compte des interactions familiales qui parfois constituent une entrave ou rendent difficile une prise en charge individuelle.

Le rôle du thérapeute familial est de former un système thérapeutique, tout d’abord en se plaçant au même niveau que la famille concernée, avec ses règles, son rythme et son utilisation du langage. Il respecte donc la famille, sa hiérarchie, ses valeurs et met en lumière ses caractéristiques.

Son travail consiste à repérer les zones de fonctionnement et de dysfonctionnement de la famille, à fixer les objectifs à atteindre, puis à élaborer les moyens à mettre en œuvre pour parvenir aux changements désirés. Cela nécessite une remise en question du schéma existant auquel le thérapeute propose une alternative susceptible de relancer la communication au sein de la famille et d’améliorer son quotidien.

Les outils utilisés lors des entretiens sont principalement le génogramme, les jeux de rôles et les échelles d’évaluation.

 

Souffrance au travail

Pour les patients que je reçois dans mon cabinet, la question de la souffrance au travail se pose de plus en plus fréquemment.

Nombre d’entre eux se plaignent de situations conflictuelles et des conditions souvent difficiles dans lesquelles ils exercent leur métier.

Les méthodes de harcèlement et leurs cortèges de brimades, de techniques de déstabilisation et d’injonctions paradoxales peuvent aboutir au syndrome de stress post-traumatique, qu’il convient de prévenir.

La souffrance au travail se définit la plupart du temps par une dépression réactionnelle directement liée aux contraintes organisationnelles et sociales de l’entreprise. Cet état dépressif survient à la suite d’un surcroît de stress, d’un épuisement physique. Le sujet se sent vide, fatigué, privé d’énergie et présente des difficultés à se concentrer et à penser par lui-même.

Les conséquences de la souffrance au travail sont désastreuses pour l’entreprise.

Stressé, épuisé et découragé, le salarié perd confiance en lui et n’ose plus prendre d’initiative. La qualité de son travail s’en ressent  et malgré ses efforts pour résister à la pression et mener à bien ses tâches, il doit s’arrêter pour se soigner. Cet état de fatigue extrême s’appelle le burn-out ou syndrome d’épuisement professionnel.

À l’origine, le burn-out visait principalement les personnes dont le travail impliquait un engagement relationnel important, avec une confrontation quotidienne à la souffrance d’autrui. Notamment par excès d’empathie et de compassion.

Cette notion s’est élargie à d’autres professions et affecte l’ensemble des catégories sociales et professionnelles, y compris les femmes aux foyers harassées par les tâches quotidiennes. Dépisté trop tardivement, le burn-out peut déboucher sur une dépression nerveuse dont les répercussions psychiques et physiques peuvent être sévères.

La retraite forcée du corps et de l’esprit est souvent mal acceptée par le sujet qui le vit comme un échec. Pourtant, savoir s’arrêter pour analyser et prendre conscience des événements qui nous ont littéralement poussés à nous consumer se révèle salutaire, et devient parfois une occasion inespérée de s’engager dans une nouvelle voie, une autre vie que celle que l’on s’était imposée.

 

 

 

 

 

 

 

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Psychologue clinicienne diplômée de l’université - Paris VII - DESS Psychologie clinique et Psychopathologie - DEA Sexualité et traumatisme - DU de Victimologie Université René Descartes Paris V - DU Prévention et Responsabilité Université Panthéon Assas Paris II - Certificat Thérapie systémique et familiale, formation Carole Gammer.
N° agrément D.D.A.S.S. (Adeli) : 759318496